Promenade au lac
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Nous aurons vu une dernière fois Samoëns sous la neige ! Il en est tombé quelques centimètres juste avant notre départ.
L'arrivée à Abbeville s'est faite par contre sous le soleil. Je m'attendais à plus de floraison sur nos talus. Le Printemps nous a attendus apparemment, tant mieux nous allons pouvoir inventorier tout ce qui aura daigné s'acclimater chez nous depuis 5 ans que Jean Pierre s'occupe de créer un décor aussi florifère que possible malgré la configuration difficile de ce terrain. Quel courage après avoir tant perdu...
Pourquoi ai-je envie de reprendre le blog aujourd'hui ? Nous savons que c'est la dernière fois que nous pouvons venir en hiver en Savoie. C'est donc le moment où jamais d'ancrer le souvenir de ce lieu où nous avons pris plaisir à nous promener chaque année depuis environ 15 ans. Nous venons à pied depuis Samoëns, le long du Giffre, toujours curieux de savoir si ce bleu est dû à la couleur du ciel... Souvent le parcours était difficile à cause de la neige ou du verglas mais cette année rien de tel. Nous avons eu quelques flocons ce matin, mais l'après midi le temps était plutôt doux. Et pour cette dernière fois la promenade le long du Giffre et l'étonnante nuance bleu turquoise du fameux "Lac bleu" de Morillon a été très agréable.
Comique plutôt, non ? un festival de musique pour jeunes citadins gavés de nuggets et de coca dans notre bled on ne peut plus rural profond. Et pourtant... Ça se confirme, il ne faut pas plus dire "Yaucourt tu n'auras pas de concert électro" que "Fontaine je ne boirai pas de ton eau", car tout arrive...
Le Cosmos Festival, s'est tenu dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 juin, dans le parc du château et la pâture de l'adjoint au maire, un de nos voisins. Une vingtaine d’artistes étaient invités et 3000 fans de musique électronique attendus.
Ce Cosmos festival – porté par des étudiants amiénois en DUT Techniques de commercialisation – était avant tout un projet universitaire, évalué pour le diplôme de fin d'année. 
Pour rassurer les riverains et les autorités, les étudiants organisateurs avaient prévu «d'augmenter la sécurité de 30 % par rapport aux préconisations de l’État». Pourtant la veille au soir, le commandant de gendarmerie refusait de donner son accord...
Bref nous nous sommes retouvés encagés derrière une clôture de deux mètres de haut tout autour de notre terrain... Là c'est la barrière au fond du verger. C'est vrai que la nôtre n'aurait pas fait l'affaire ! 
Voilà à quoi elle ressemble, on s'en moque, en fait c'est au voisin et nos moutons sont tellement vieux qu'ils ne vont pas la sauter.
Dessous c'est devant, ça rigolait pas hein ?
Gendarmes et Unité mobile de premiers secours étaient présents. Des stands de prévention à l’alcool et aux drogues avaient été mis en place et plusieurs centaines d’éthylotests distribués.
Les jeunes pouvaient déposer leurs clés de voiture à un stand, et devaient tester leur taux d’alcoolémie pour les récupérer. Des places de camping leur permettaient de passer la nuit en sécurité. Aucune obligation cependant, ce qui a bien fait les affaires des gendarmes d'Ailly-le-haut-Clocher qui attendaient les imprudents 3 km plus loin...
Dans le Courrier Picard du lendemain, on pouvait lire une déclaration du maire :
« J’y suis allé, je me suis couché vers 1 heure. Ce matin, je fais mon tour de la commune (250 âmes) à vélo, pour voir si tout va bien. Il y a eu quelques petites exactions, comme des pare-brise fracturés sur une vieille voiture ou encore des personnes qui ont fait leurs besoins, à côté de la salle des fêtes. Je sais que nous allons avoir quelques doléances, même si les habitants ont été prévenus et consultés sur ce projet dès le départ. Mais ce n’est pas grave, cela fait partie de ma fonction ! »
Un riverain, ancien cheminot, et son épouse ont aussi pris part au Cosmos festival. « Nous avons été invités par les organisateurs ; nous y sommes allés de 22 heures jusqu’à 1 h 30 du matin. Nous avons bu une petite bière. C’est une sacrée expérience pour quelqu’un de mon âge, mais je ne regrette pas d’y être allé. Nous, nous sommes habitués à Annie Cordy et Adamo ; ça nous change un peu ! Vous savez, j’ai conduit des trains pendant trente ans, ce n’est qu’une nuit blanche de plus dans ma vie. » Le retraité salue « le courage des jeunes, pour avoir organisé un tel événement, avec toute la sécurité autour. Je suis impressionné par leur travail et la bonne ambiance. Ils sont tous polis, disent bonjour. Certaines personnes vont se plaindre, mais il ne faut pas être anti-jeunes. Ils doivent vivre leur époque, comme nous avons vécu la notre. »
Parmi les festivaliers beaucoup avaient pris l’option camping ou nuit dans la voiture sur les parkings. D’autres terminent allongés sur la pelouse ou sur un banc public. Le festival s'est terminé vers 6 h 45. Deux fans, le sourire aux lèvres, déclarent "C’était très bien, la musique était vraiment bonne. Nous sommes agréablement surpris. »
La fête finie, les volontaires étaient moins nombreux pour ranger, débarrasser et nettoyer le site...
Et maintenant si vous voulez avoir un petit coup d'oeil sur Yaucourt by night, cliquez ci-dessous :
8e jour : Bastia
Le matin de ce dernier jour, découverte de Bastia, ancienne capitale génoise.
L'histoire de Bastia commence vers 1380. Un gouverneur génois fit construire ici, sur un promontoire rocheux, une « bastiglia » (bastille) qui donna son nom et ses armoiries à la ville de Bastia. Tant que les Gênois dominèrent la Corse, Bastia «cité des gouverneurs» garda le statut de capitale de la Corse génoise.
Nous visitons la Citadelle, un quartier fortifié appelé Terra-Nova, terre nouvelle, parce que la citadelle fut édifiée après le quartier du Vieux-Port, qui, lui, est appelé Terra-Vecchia.
Les remparts, érigés entre 1575 et 1626, enserrent un pittoresque dédale de ruelles.
On entre dans la citadelle au niveau du Palais des Gouverneurs par la porte Louis XVI, autrefois seul accès de la Citadelle. Cette porte monumentale a été restructurée et embellie dans le style néoclassique, sous le règne de Louis XVI, en 1775.
Cette partie de la ville compte quelques monuments incontournables à commencer par le palais des Gouverneurs.
L'histoire du palais des Gouverneurs commence donc avec la "bastiglia", la tour génoise, en 1380. Sa position stratégique lui valut d'être transformée en un "castello", sorte de petit château fort.
La bâtisse actuelle, énorme et jaune sur la photo, a été commencée en 1488. Les travaux s'achevèrent en 1521. A la fin du XVe siècle, ce "château" devint le lieu de villégiature des gouverneurs génois en Corse. Agrandi et transformé en palais au siècle suivant, il resta résidence des représentants de Gênes jusqu’à la vente à la France en 1768.
L’édifice est ensuite transformé en caserne, l’Armée l’occupe jusqu’en 1948. Il n'est devenu musée que depuis 2010.
La promenade des remparts surplombe le Quai du Sud qui se trouve juste en dessous. On profite ainsi d'une vue plongeante sur le vieux port.
Nous visitons la protocathédrale Sainte Marie, ancienne cathédrale, coincée au milieu d'étroites ruelles.
Poursuite par le quartier de Terra-Vecchia. Il s'agit à l'origine du village de Cardo que l'on surnomma "Terra Vecchia" en opposition au quartier "Terra Nova", qui vit le jour plus tard lors de la construction de la citadelle.Au centre, le magnifique vieux port.
Parmi les bâtiments à ne pas manquer avant de partir, on compte l'Oratoire de Saint Roch, rebâti en 1604, très probablement à la suite d'une épidémie de peste. L'entrée se fait par un petit parvis décoré d'une mosaïque de galets. Le portail de marbre décoré de la coquille des pèlerins fut sculpté par Bertolucci en 1860.
Et enfin l'oratoire de la Confrérie de Sainte Croix où l'office de tourisme organise des concerts de chants polyphoniques corses. L’intérieur abrite la chapelle du Très Saint Crucifix des Miracles, le Christ noir, découvert en mer, en 1428, selon la légende, par deux pêcheurs. Le riche décor refait dans le courant du XVIIIe siècle et la somptueuse décoration en stucs dorés évoquent le style Rocaille. Vous l"apercevrez en regardant la vidéo ci-dessous.
Nous avons bien sûr droit à un concert de chants polyphoniques de 30 mn. Profirez-en aussi ! Mais vous n'êtes pas obligés d'écouter jusqu'au bout...
Les chants polyphoniques corses sont une tradition qui vient des bergers. Ils racontaient leur quotidien de cette manière. Leurs histoires ont perduré au fil des générations grâce à ces chants qui transmettent des valeurs chères au peuple corse.
Si on ne dort pas bien après ça ! Allez, une dernière dégustation de produits corses, et au lit. Les "vacances" sont finies.
Demain matin c'est le transfert à l’aéroport de Bastia, puis l'envol pour Paris.
Nous revoilà bientôt dans le NOOOORD...
7e jour :
Nous quittons l'hôtel valises en main,
ce soir nous serons à Bastia pour notre dernière nuit en Corse.
Mais avant, nous allons contourner la pointe nord de l'île, appelée "Cap Corse", avec quelques haltes sympathiques à Saint-Florent, Nonza et Centuri.
Journée on ne peut plus méditerranéenne donc !
Le matin, route vers le golfe de Saint-Florent en passant par le "désert des Agriates" qui n'a de désertique que le nom ! Plantée d'une végétation méditerranéenne que l'on trouve traditionnellement dans le maquis, comme les chênes verts, les oliviers ou encore les bruyères et les myrtes, la région tire au contraire son nom de "agraire" car elle était très cultivée à l'époque génoise.
Le désert des Agriates, coincé entre mer et montagne est bordé par une côte déchiquetée, comportant une série de caps et de plages de sable fin reliés par un magnifique chemin côtier, le sentier des Douaniers. Nous ne faisons qu'y jeter un coup d'oeil en passant, pas de baignade pour nous.
En route, nous visitons la charmante ville de Saint Florent. Petite station balnéaire très prisée, son port accueille certains des yachts les plus luxueux ! on la surnomme le petit « Saint Tropez ».
La balade le long des quais est très agréable et l’endroit est animé à toute heure de la journée !
Le coeur du village, lui, est plus calme, ses petites ruelles étroites mènent à l'inévitable citadelle pour une vue imprenable sur le Golfe de Saint Florent !
Puis c'est la découverte en car du cap Corse par la route panoramique, absolument fabuleuse…
Ce petit bout de Corse est de toute beauté ! les paysages contrastés entre montagnes et mer donnent envie de s'arrêter à chaque tournant...
Petits villages plein de charme… longues plages de sable gris, petites criques sauvages…
C'est à Nonza que nous faisons notre deuxième halte. Aujourd'hui ce village a gardé son aspect médiéval perché en nid d’aigle sur une falaise verticale, de plus de cent mètres de haut, surplombant la mer Méditerranée
Mais son histoire remonte à la préhistoire, avant même l'époque romaine.
On y a découvert des peintures rupestres du IIe millénaire av. J.-C.
La tour paoline, construite au XVIIIe siècle sur les restes du château des Avogari, domine la mer du sommet d'une falaise de 167 m nommée le Monte. Sa vue est vraiment imprenable sur le golfe de Saint-Florent.
Les maisons à l'architecture sombre et homogène, bâties jusqu'en bordure de la falaise, se fondent dans le décor.
Elles sont groupées autour de l'église Santa Ghjulia, sainte Julie en Français, la patronne de la Corse aurait été martyrisée à Nonza à la fin de l'époque romaine.
Du fait de sa position, le village ne présente qu'une faible ouverture sur la mer.
Son seul accès à la mer est une plage de galets noirs, constituée artificiellement à partir du rejet en mer des rebuts d'une ancienne carrière d'amiante. Beurk !
Poursuite par Centuri, célèbre petit village, fier de sa pêche traditionnelle et déjeuner chez un pêcheur.
Retour par la côte est, arrêt pour une dégustation de produits régionaux.
Jusqu'à Bastia la route du Cap Corse dévoile ses merveilles ! Une centaine de kilomètres époustouflants où s’égrainent petits villages, marines, tours génoises et plages sauvages.
6e jour : Excursion dans le Niolu.
Le matin, départ en direction du cœur de l’île : le Niolu, une région enclavée que l’on atteint par la Scala di Santa Regina.
Calacuccia, lac de barrage, villages et montagnes. A gauche Paglia Orba, au milieu Monte Cinto.
C'est une région corse vraiment à part, lisez ce qu'il s'en dit dans les livres anciens : "Le val du Niolo, la plus belle chose que j'aie vue au monde après le mont Saint-Michel [écrivait Guy de Maupassant en 1880]. La vaste conque granitique du Niolo, d'où le Golo s'échappe par des gorges sauvages, abrite un peuple de bergers couverts de poils qui ont gardé, notamment dans la piève d'Asco, les mœurs d'autrefois. C'est une race de travailleurs, rude et vaillante".
"Nulle part, renchérit un vieux dicton corse, on ne travaille autant que dans le Niolo."
Qu'on se le dise !
Notre route traverse les forêts de Valdu-Niellu et d’Aïtone. Elle grimpe jusqu'au col de Vergio qui culmine à 1 465 m, avant de redescendre vers la côte en passant par les impressionnantes gorges de Spelunca, et les calanques de Piana.
Le relief est très accidenté, la nature sauvage et rude.
Déjeuner à Porto (celui de Corse !).
Un site exceptionnel au bout d'un golfe profond, à découvrir sur cette vidéo de Youtube (2mn 25). Admirez l'extraordinaire couleur rouge des falaises et le contraste spectaculaire avec la couleur de la Méditerranée.
Avec son inévitable tour génoise sur l'éperon en surplomb de la mer...
Encore une citation qui décrit bien la beauté sauvage de cette région. Elle est du prince Roland Bonaparte.
"Ce golfe étonne par la sauvagerie de ses côtes escarpées et la brusquerie de ses découpures. Il est ceint tout entier d'une muraille sanglante de granit rouge, et dans la mer bleue ces rochers écarlates se reflètent... Le golfe de Porto, que l'on découvre ensuite après avoir franchi le petit col de la Croix, est encore beaucoup plus beau... Les rochers noirs alternent avec les granits rouges et donnent un cachet particulier à toute cette région, sans aucun doute, une des plus belles de Corse, pour celui qui n'est pas l'ennemi des couleurs flamboyantes et de la nature sauvage..."
Sur la route du retour, nous faisons un arrêt panoramique au col de Palmarella pour admirer la réserve naturelle de Scandola uniquement accessible par la mer, la faune et flore y sont exceptionnelles.
Encore une belle journée de découverte, mais c'est l'avant-avant dernière !
5e jour : Nous séjournons pour 4 nuits dans le même hôtel. Suspense ! avant de partir, nous ne savons pas si ce sera à L'Ile Rousse ou à Calvi.
En tout cas, c'est de là que nous rayonnerons pour découvrir toute cette magnifique région pendant 3 jours.
Aujourd'hui, nous commençons par une excursion à Calenzana.
Au programme, visite de l’église baroque Sainte-Blaise.
Puis, découverte de la chapelle Sainte-Restitude, bâtie aux XIe et XIIe siècles sur une ancienne nécropole romaine.
Après le déjeuner, découverte de la citadelle de Calvi, ancienne place forte génoise.
Calvi est un site magnifique. Le cadre de la "capitale" de la Balagne, a de quoi enchanter les visiteurs !
La Citadelle de Calvi se dresse là aussi au-dessus de la ville.
Si la Citadelle est si renommée, c’est grâce à sa situation géographique privilégiée rendue évidente par la photo aérienne.
Perchée sur son promontoire rocheux, elle propose un panorama à 360 degrés sur la ville, et le Golfe de Calvi, le port de plaisance et les montagnes qui se jettent dans la mer.
C'est un site emblématique de la Balagne, l’un des plus beaux de Corse.
L'intérieur de la citadelle offre des ruelles pavées, des maisons typiquement génoises et différents monuments intéressants.
En se baladant par les ruelles pavées on a la surprise de découvrir les vestiges de la maison natale de Christophe Colomb... En tout cas, c'est ce qui se raconte ici. Comme on ne sait pas vraiment ni quand, ni où, il est né : "entre le 26 août et le 31 octobre 1451 sur le territoire de la république de Gênes". Comme vous voyez, ça laisse de la marge aux fantasmes. Je vous rappelle que jusqu'en 1768 la Corse était génoise, les Calvais peuvent toujours rêver...
On trouve aussi nombre de petits commerces typiques.
La citadelle et ses ruelles paraissent bien austères, mais le contraste avec les vues que l'on découvre sur la mer émerveillent d'autant
plus...
Nous passons la porte discrète de la chapelle de la confrérie de Saint-Antoine pour la visiter. La confrérie date du XIVè siècle, mais la chapelle du début du XVIè.
Elle abrite encore les réunions de la confrérie, très active et qui a traduit en corse le missel romain. L'intérieur est orné d'un triptyque de la Crucifixion et de l'Annonciation, d'une statue de saint Antoine assis (XVè) et d'une autre de 2006 par l'artiste local Toni Casalonga. La façade est ornée d'un linteau en ardoise du XVIè représentant Saint-Antoine Abbé.
Enfin, nous visitons la pro-cathédrale Saint Jean–Baptiste de style "baroque corse", bâtie fin XVIe. Ah oui, c'est loin de nos cathédrales gothiques picardes ! De l'extérieur, ça ressemble plutôt à un fortin peu accueillant... mais l'intérieur est tout blanc, plutôt agréable.
Cette église Saint-Jean-Baptiste est célèbre parce que c'est de là que démarrent toutes les fameuses processions de la Semaine sainte calvaise. Le mercredi saint, Notre Dame du Rosaire est revêtue de sa robe bleue et le vendredi saint, de sa robe noire. Le jour de Pâques, elle prend sa riche robe de brocart. Quant au Christ des Miracles, ce n'est qu'en cas de calamité qu'il est solennellement porté en procession.
Encore une belle journée.
4e jour : Sartène/Aleria/Corte/l’Île Rousse.
Le matin tôt, départ avec les valises pour la côte orientale. Très longs trajets en perspective car nous traverserons deux fois la Corse dans la journée, zig de la côte sud-ouest au centre de la côte est, puis zag vers le nord-ouest de l'île.
C'est donc une rude journée qui nous attend.
Aléria
Nous roulons d'abord vers Aléria où nous visitons le site archéologique, vestige d'une cité fondée en 565 av. J.-C. par les Phocéens.
Non loin se trouve le Musée Départemental d’archéologie Jérôme-Carcopino installé au Fort de Matra, construit par les Génois à partir du XIVe siècle.
Le Fort est constitué d´un quadrilatère irrégulier construit autour d´un patio central. Une seule mais puissante tour carrée surveille les alentours à l´angle sud-est.
Derrière, on aperçoit le clocher de la jolie petite église Saint-Marcel.
Les collections du musée sont très intéressantes, pas seulement pour la connaissance de la Corse préhistorique et antique, mais également pour la connaissance des autres civilisations méditerranéennes, notamment celle des Étrusques.
En effet, beaucoup de pièces proviennent des fouilles de l'antique nécropole d'Alalia, nom étrusque d'Aléria.
Par exemple ces élégantes oenochoés étrusques qui représentent un personnage ailé entouré de femmes.
Nous reprenons la route pour Corte par la vallée du Tavignano.
Le Tavignano, deuxième plus long fleuve de Corse après le Golo, naît à 1 743 mètres d'altitude, près de Corte. Nous traversons donc des paysages montagneux.
Corte
Occupant une position centrale dans l'île, Corte est la capitale historique et culturelle de la Corse.
La « cité paoline » connut ses heures de gloire en 1769, lorsque Pascal Paoli décida d'en faire la capitale de la Nation Corse.
Il faut expliquer ici que la République de Gênes "vendit" en 1768 la Corse à la France. Se voir traités comme une marchandise et changés de nationalité sans pouvoir donner leur avis a profondément humilié les Corses. Paoli déclara « Jamais peuple n'a essuyé un outrage plus sanglant […]. On ne sait pas trop qui l'on doit détester le plus de celui qui nous vend ou de celui qui nous achète […]. Confondons-les dans notre haine puisqu'ils nous traitent avec un égal mépris. ». C'est le début du "problème corse" !
Ici aussi, une citadelle formidable domine le site.
Décidément nous allons attraper le torticolis à force de regarder en l'air ! Édifiée au XVe siècle, c'est un nid d’aigle d’où l’on domine toute la ville. La citadelle abrite depuis 1997 le musée de la Corse, musée régional d'anthropologie, qui traite de la Corse traditionnelle : société, économie, culture. Le genre de sujets incontournables pour les touristes "Arts et Vie".
L’après-midi, c'est en petit train touristique que nous découvrons les rues de Corte. Un circuit patrimonial qui traverse la vieille ville et nous conduit jusqu’au Belvédère d’où l’on a une vue panoramique sur les vallées de la Restonica et du Tavignano.
Il faut s'arrêter pour la visite de l’église de l'Annonciation à la décoration intérieure raffinée avant de finir la traversée de la Corse d'est en ouest vers la Balagne à travers les montagnes.

3e jour : Nous revenons ce soir à l'hôtel de Sartène, donc pas de valises à faire ce matin.
Départ pour une excursion à Bonifacio.

Du haut de son promontoire, Bonifacio en impose. Derrière la protection de ses fortifications, elle semble "impénétrable et mystérieuse".
Nous commençons par une balade dans le quartier du port. C'est bien agréable, d'autant que ce n'est pas la pleine saison touristique, en mai c'est encore calme !
Vous imaginez, en voyant la photo, qu'il va falloir grimper quelques escaliers pour poursuivre la visite au delà du port...
En effet, un escalier mène au col Saint-Roch d'où un belvédère dévoile une vue exceptionnelle ! la mer d’un bleu envoûtant et des falaises de calcaire qui plongent abruptement… magnifique !
Au loin, on peut apercevoir la Sardaigne.
La ville haute a beaucoup de charme avec ses petites ruelles pavées. On prend plaisir à y flâner pour admirer les élégantes façades des maisons bonifaciennes et profiter de la moindre échappée vers la mer.
Nous visitons quelques édifices religieux, en particulier l'église Sainte Marie-Majeure. Son existence est attestée dans les archives dès 1238 mais elle est probablement encore plus ancienne, construite au XIIe siècle par les Pisans.
Le clocher fut quant à lui construit au XIVe siècle. C'est en tout cas le bâtiment le plus ancien de la ville.
La montée à la citadelle se fait heureusement en petit train touristique.
De là-haut, la vue sur la mer et les falaises est vraiment splendide !
Pour redescendre, nous pouvons nous tester les genoux dans l’escalier du Roy d’Aragon.
C'est paraît-il un sport obligatoire à Bonifacio ! Aïe aïe aïe...
Insolite et impressionnante la descente comporte 187 marches, taillées à même la roche, qui mènent directement de la vieille ville à la mer.
Les 65 mètres de haut et l’inclinaison à 45 degrés sont rudes aux petits vieux... mais ça vaut le coup, la balade aménagée aux pieds des falaises dévoile d'autres magnifiques points de vue !

Autre lieu insolite et touristique, le cimetière marin de Bonifacio est bien loin d’être sombre ou triste !
Avec ses petites chapelles blanches et sa vue magnifique sur la mer, c’est un très beau lieu, on se croirait à Santorin...
Après le déjeuner, nous faisons une mini-croisière à la découverte des falaises percées de grottes et calanques.
La beauté de Bonifacio s’apprécie réellement depuis la mer ! Cette balade permet, en prenant du recul, d’avoir une vue d’ensemble de la ville perchée sur les falaises de calcaire et d’admirer quelques unes des grottes marines.
Depuis le large, Bonifacio semble encore plus exceptionnelle !
Temps libre et retour à Sartène.